DESCRIPTION
DE LA SECTION MERCIER-GRAND-REMOUS
La section Mercier-Grand-Remous est encore le secret le mieux gardé de
la rivière Gatineau. D'une douzaine de kilomètres, le parcours canotable
procure une expérience inoubliable faite de paysages où l'on ne
sent pas la présence des activités humaines, de chutes aux dimensions
qui imposent la révérence, de rapides où l'on peut jouer,
de traces monumentales de la drave et de trésors géologiques. Il
existe des sentiers de portage pour tous les rapides et toutes les chutes. Ces
sentiers ne sont pas balisés, ni entretenus, mais ils se trouvent tous
avec un minimum d'effort. Nous recommandons fortement de vous arrêter à
tous les portages afin d'évaluer chacun des obstacles. Comme le débit
est régulé par le barrage Mercier et qu'il n'y a pas d'apport de
tributaire majeur dans cette section, il peut arriver que la section soit quasiment
à sec.
Pour commencer la sortie sur cette section, nous recommandons de vous donnez rendez-vous
au restaurant situé à la croisée de la route 117 et 105,
un endroit sympathique pour y prendre le petit déjeuner et y organiser
la navette. Il est possible de sortir de l'eau derrière le restaurant,
en demandant la permission, bien sûr.
La mise à l'eau peut se faire directement en aval du barrage Mercier (dans
ce cas, faites attention au possible lâchée d'eau) ou en aval de
la Chute du Lion. Dans ce dernier cas, faites toutefois attention à l'herbe
à puce, très abondante dans toute la section, mais plus spécifiquement
aux abords du contre-courant en bas de la Chute du Lion. Le rapide qui suit la
Chute du Lion se trouve à contourner une pointe rocheuse faite de marbre,
de calcaire moins bien cristallisé et de gneiss, le tout surmonté
d'une cédrière au sous-bois invitant.
Passé ce premier rapide, on se retrouve sur un long planiol d'où
l'on peut observer un couple de Pygargue qui niche depuis plusieurs années
en rive droite. Après environ un kilomètre, le rapide Bitobi se
présente comme un rapide à vague qui offre plusieurs possibilités
de jeu. Par la suite, la rivière nous mène à un planiol bordé
de « savanes » propices à l'observation de la faune.
Les chutes du Reculons et des Quatre-Pattes représentent deux obstacles
impressionnants qu'il est possible de portager par la rive gauche. Le portage
des Quatre-Pattes se fait également par le rive gauche. La chute des Quatre-Pattes
est certainement un des endroits les plus inspirants de la section. Ça
vaut la peine de traverser le courant en aval de la chute et d1aller voir la rive
droite : un bassin de marbre rose vous y attend.
S'enchainent ensuite un planiol, une eau vive et un RI. La plus grande prudence
est de rigueur pour la suite, puisqu'un long RIII de quelques centaines de mètres
se termine sur la Chute de la Montagne qui se divise en deux bras de part et d'autre
de l'île de la Montagne. L'île de la Montagne est un endroit magnifique,
quoique bordé d'herbe à puce, où il est intéressant
de s'attarder quelques instants. Autant le bras droit que le bras gauche de la
rivière ont été en partie façonné par l'homme
pour les fins du flottage du bois. À vous de découvrir ces traces
monumentales.
Il est possible de portager et/ou de reconnaître le passage de la Chute
de la Montagne par la rive droite à partir de l'amont du rapide de la Montagne,
puis en empruntant le pont de fer qui mène à l'île. La remise
à l'eau se fait dans le bras droit de la rivière. Un rapide à
vague suit immédiatement la mise à l'eau. Enfin, après un
dernier planiol, on peut sortir de l'eau juste avant le pont de la route 117.